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Café de Flore versus Les Deux Magots

 

 

Tout germanopratin qui se respecte s’est posé cette question existentielle au moins une fois dans sa vie de quartier :To be Flore où to be les Deux Magots ? that’s the question…

Avant de trancher ou pas vraiment après tout pourquoi pendre parti quand on peut profiter des deux terrasses ?

Pour ceux qui soutiennent mordicus que le Flore est plus sympa, plus authentique que les Deux Magots, où vis versa le Germanopolitan a décidé de mener une petite enquête historique, littéraire, sans prétention si ce n’est de lever le voile sur deux cafés qui ont donné lieux aux plus beaux chefs d’œuvre de la littérature.

Avis à tous les « Floriens » et les « deuxmagotistes » voici quelques éléments de réponse, ou pas ?

Le Flore éponyme de la déesse grecque des fleurs et du printemps, ouvre en 1884 ? 85, 87 ? on ne connaît pas la date exacte.

Le café de Flore commence à se faire connaître lors des réunions de l’action française organisation nationaliste et royaliste d’extrême droite fondée par Charles Mauras où il y rédige son livre « au signe de Flore. »

En 1917 le café de Flore prend alors un tout autre tournant celui des surréalistes et dadaïstes.

Puis dans les années 30 les tables du Flore accueillent les existentialistes, la terrasse du Flore devient un lieu où l’on fait table rase, et l’on boit à la santé des lâches et des salauds comme le disait si bien Jean Paul Sartre :

« Les uns qui se cacheront, par l’esprit de sérieux ou par des excuses déterministes, leur liberté totale, je les appellerai lâches ; les autres qui essaieront de montrer que leur existence était nécessaire, alors qu’elle est la contingence même de l’apparition de l’homme sur la terre, je les appellerai des salauds. »

Les Deux Magots, nom des deux figurines chinoises du 19 ème siècles trônant au dessus du mur du célèbre café.

En 1885 les Deux magots est un café liquoriste où se retrouvent Rimbaud Verlaine Mallarmé, et aussi les surréalistes et exitencaialistes.

En 1989, un café-restaurant portant l’enseigne Les Deux Magots a ouvert à Tokyo au Japon, à l’intérieur du Bunkamura, un centre culturel animé3 de Shibuya. Un Prix Bunkamura des Deux Magots récompensant des auteurs japonais est décerné depuis 1990. 

Prix Deux Magots ou le prix de Flore ?

C’es en 1933 qu’un groupe d’amis en réaction au prix Goncourt jugé trop académiste décident de créer un prix littéraire décomplexé, dédié aux jeunes talents prometteurs et moyennant une contribution annuelle : ce sera le prix Des Deux Magots. Le premier prix fut attribué à Raymond Queneau le Chiendent.

Le prix de Flore a été crée plus tard en 1994 à l’initiative de Frédéric Beigbeder et de Carole Chrétiennot afin de distinguer un jeune auteur au talent prometteur. La distinction est dotée de 6150 € et d’un verre de Pouilly gravé au nom du lauréat, à consommer au Flore tout au long de l’année.

Alors Flore ou Deux Magots ?

Le Germanopolitan par ce petit article souhaitait rendre hommage à ces deux cafés qui ont accueillis écrivains, philosophes, artistes, lorsque ceux ci n’avaient pas d’autre lieux pour se réfugier, se réchauffer, et penser librement, sans se soucier de l’addition. Deux cafés qui ont été des lieux où l’inspiration et où la culture n’avait pas de prix.

« Nous nous y installâmes complètement : de neuf heures du matin à midi, nous y travaillions, nous allions déjeuner, à deux heures nous y revenions et nous causions alors avec des amis que nous rencontrions jusqu’à huit heures. Après dîner, nous recevions les gens à qui nous avions donné rendez-vous. Cela peut vous sembler bizarre, mais nous étions au Flore chez nous. »

— Jean-Paul Sartre

 

 

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