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Maurizio Cattelan

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Cette fois-ci ce n’est pas vous qui regardez, ce sont les œuvres qui vous observent, voir et être vu c’est le propre de Maurizio Cattelan. Il nous épie, du haut de l’étage de La monnaie, nous surprend par ce petit trou au sol d’où son visage farceur apparaît. Vous le verrez accroché au mur tel un vieux manteau en proie aux confidences. Alors devant Maurizio Cattelan l’envie de parler, d’échanger, devient une nécessité, devant ses œuvres il nous est impossible de rester passif. Ces sculptures aux traits réalistes, nous apparaissent presque humaines, sa maîtrise du corps, de la peau, de la chair, témoigne de son pouvoir d’observation. Peut être en référence à ces heures passées à la morgue où il a travaillé et qui lui ont permis d’approcher de près le corps inerte, nu, paisible. Maurizio Cattelan et son double étendus sur un lit, costumés, l’œil ouvert sur l’éternité, la main sur un cœur qui a arrêté de se battre, un cœur silencieux.

Maurizio c’est aussi un clin d’œil sur la vie, la vie selon un regard espiègle, fou, improbable, où Jean Paul II pourrait être terrassé en pleine prêche par une météorite (la nona ora) , un Jean Paul II dépassé par la providence mais qui tient fermement à sa crosse épiscopale. Un monde fou, où « Him », lui en chair et en os, Hitler se repentant tel un enfant de cœur, priant à genou dans son costume d’écolier. « Him » montré du doigt observé, exposé en pleine intimité face aux regards, nos regards.

Il était Impossible au Germanopolitan de parler de Maurizio Cattelan sans parler de potins, des folies de cet artiste pas comme les autres.

A commencer par le jour ou il a déguisé son galeriste,le célèbre Emmanuel Perrotin, connu pour ses frasques « playboyesques » en lapin rose aux testicules gigantesques. Une œuvre signée « Errotin, le vrai Lapin ».

Plus tard il n’hésita pas à scotcher au mur son galeriste milanais Massimo De Carlo, pour qu’il puisse se vendre lui même. Performance qui paraît il s’est prolongée à l’hôpital Massimo souffrant d’un manque d’oxygène.

Où encore le jour ou il piégé cette journaliste du New York times en envoyant Massimiano Gioni à sa place, une blague témoignant de sa dérision vis à vis de la presse.

Ce week-end courrez vous frotter à l’artiste du moment, son œuvre « Him » vendue chez Christie’s à 17 millions de dollars en fait un des artistes les plus bankable de sa génération.

Maurizio Cattelan c’est maintenant jusqu’au 8 janvier 2017

Monnaie de Paris: 11, quai de Conti, 75006/ Tous les jours de 11h à 19h.

Tarif plein : 10 €

Tarif réduit : 8€

Nocturnes étudiantes tous les jeudis : entrée gratuite pour les étudiants à partir de 19h.

Tel : 01 40 46 56 66

Plus d’infos: Maurizio Cattelan

 

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